07.02.2007

TF1 et Nicolas SARKOZY unis à l'extrême

Nous avons a priori été nombreux à suivre l'intervention de Nicolas SARKOZY lors de l'émission "face aux français" organisée par TF1.

L'UMP fanfaronne haut et fort sur le score incroyable de 33 % de part de marché pour cette émission politique.

Certes, c'est encourageant de constater qu'un télespectateur sur trois ai choisi de regarder une émission politique.

En même temps, TF1 est habituée à des audiences similaires et a largement fidélisé son public quelque soit sa programmation.

Sur l'émission elle-même, rien de bien innovant sur le fond comme sur la forme.

Sur le fond, le candidat a dévoilé un catalogue de propositions sans jamais d'ailleurs préciser sa méthode sur leur financement - un institut indépendant estime le coût du programme de l'UMP à 120 milliards d'euro; il serait intéressant de savoir comment sera financé ce programme et ses actions nouvelles alors que chaque année le budget de l'Etat est en déficit de plusieurs dizaines de milliards d'euros.

Sur la forme, cette prestation avait un air de "déjà vu"; questions préparées à l'avance, panel représentatif des français "made in TF1" ...

Bref, à l'ouest, rien de nouveau.

La seule innovation réside finalement dans l'auto-censure que TF1 s'est infligée sur internet en supprimant dans les vidéos accessibles de l'émission, les passages "génants" des propos de Nicolas Sarkozy.

Exit la phrase "les moutons égorgés dans les salles de bains" , "les filles excisées" ...

Pour celles et ceux qui doutaient encore des leins très proches de Nicolas SARKOZY et de TF1, la preuve est faite.

Un peu plus tard, François Bayrou intervenait dans une émission de Canal + "le grand journal" et devinez qui appelle Canal pour s'insurger contre les propos de François Bayrou sur cet évident "mélange des genres": Robert Namias, Directeur de l'information de ... TF1 bien sûr !

Copinage ? Vous avez dit copinage ?

01.02.2007

BAYROU qui monte, qui monte, qui monte ...

Nous l'avions dit depuis le début de la campagne Présidentielle; les français n'aiment pas qu'on leur impose leur choix.

Sans triomphalisme et avec une certaine forme de responsabilité qui s'impose face à l'adhésion grandissante des français au projet et aux idées défendus par François BAYROU, nous sentons quotidiennement, sur le terrain, un véritable boulversement de tendance dans l'opinion.

Les hommes et les femmes de notre pays l'ont compris, l'élection présidentielle ne se résumera pas aux seuls projets de l'UMP et du PS.

Comme beaucoup, je suis choqué par le niveau médiocre de la campagne des candidats de ces deux formations: attaques basses, tentatives de débauchage, utilisation outrancière des moyens de l'Etat d'une part, cafouillages en tout genre d'autre part ...

François BAYROU semble être le seul candidat en piste au dessus de la mêlée.

Bien sûr, il faut continuer à rassembler et à convaincre, à démontrer que l'opposition stérile des deux blocs est dépassée, que le slogan "La France de toutes nos forces" n'est pas un vain mot.

La campagne participative de terrain se met en place avec le lancement des "comités BAYROU" qui se veulent des lieux d'échange, de démocratie, où chacun au delà des étiquettes partisanes, pourra apporter sa contribution.

Non, François BAYROU n'a pas vocation à être le troisième homme, la dynamique qui est lancée prouve qu'il peut-être le premier !

23.01.2007

L'Abbé s'en est allé ...

Comme chaque français j'ai appris avec émotion la disparition de l' Abbé Pierre.

La vie de cet homme exceptionnel est en bien des points exemplaire.

L'action politique d'abord au sein du MRP dont il a été l'un des députés après la seconde guerre mondiale, l'action militante au sein de sa fondation mais aussi dans plusieurs associations qui luttent en faveur des plus démunis.

Son combat perpétuel depuis ce fameux appel de l'Hiver 1954 pour le droit au logement digne pour chaque homme.

Son influence sur l'Eglise catholique française dont il voulait qu'elle garde à l'esprit sa mission de solidarité, d'ouverture vers l'autre.

C'est un héritage profond que nous laisse l'abbé Pierre basé sur l'espérance.

Au delà de son existence, ses combats seront perpétués par celles et ceux qui, à ses côtés, se sont engagés.

Au revoir l'abbé.